Nahel Casier Judiciaire – Depuis l’événement tragique du 27 juin qui a entraîné la mort du jeune homme à Nanterre, son passé criminel fait l’objet de nombreux débats. Nahel, un jeune de 17 ans qui a été tué le 27 juin 2023, à un poste de contrôle routier à Nanterre, avait un dossier ouvert, non ? Depuis la mort de l’homme de 17 ans, des rapports contradictoires ont fait surface sur ce qui s’est passé. Nous comprenons votre point.
Quel est l’intérêt de faire sauter le couvercle d’un coffre-fort ?
Juste après la mort de Nahel, certaines personnes ont eu l’audace de partager des détails sur l’affaire judiciaire du jeune homme.Même si cela n’a aucun effet sur le drame, il s’agit d’une tactique courante utilisée par la droite et l’extrême droite pour justifier une telle démarche du côté de la police, comme le rapporte Libération.
Dès lors, certains ont affirmé que Nahel avait un “casier déjà long et qu’il était très connu des services de police”, comme l’a fait Charlotte d’Ornellas sur CNews. Cependant, les avocats de la victime se sont sentis obligés de rendre un communiqué quelques heures plus tard. affirmant que le jeune homme “n’a jamais été condamné par la justice” et ajoutant que la famille “se réserve le droit de poursuivre tous ceux qui inventent, comme cela a déjà été fait aujourd’hui, des mentions inexistantes dans le dossier du jeune homme”.
Même si le jeune homme a déjà été convoqué au tribunal, faire une telle déclaration n’empêchera pas son nom de figurer au dossier.Me Jennifer Campla, l’une des avocates de la famille de la victime, a déclaré le lendemain sur franceinfo que Nahel “était inconnu de la justice puisqu’il n’a jamais été condamné, il a un casier judiciaire vierge”.
Elle a toutefois noté que l’adolescent avait été “connu des services de police, ce qui n’est pas la même chose, puisque lors du traitement préalable au procès, il n’avait été condamné pour rien”. D’après mon expérience, il est extrêmement rare qu’un jeune n’ait jamais été surveillé ou mis en garde dans un quartier comme celui-ci.
Une “personne connue des services de police” a été immédiatement citée sur le parquet de Nanterre peu après la mort du jeune homme. En sous-entendant que le passé judiciaire de l’adolescent était déjà un point noir contre lui.
Nahel a été placé en garde à vue pour être visionné par le public trois jours avant sa mort le 24 juin après avoir refusé de réduire sa résistance à l’arrestation.Le dimanche 25 juin, il a été déféré devant le procureur, et il a été condamné à comparaître devant le juge du tribunal pour enfants en septembre. C’est pourquoi il n’avait pas cette information enregistrée dans sa mallette.
Pourtant, Le Parisien rapporte qu’il était déjà en difficulté pour un autre refus d’obtempérer en l’an 2022. Un jugement pédagogique a été rendu lors de sa présentation à un juge des enfants.Sachez que toutes les interventions éducatives ne sont pas mentionnées dans les documents judiciaires, comme le Bulletin n° 1.Par ailleurs, le site Maestro Avocats précise que les peines éducatives sont automatiquement levées au bout de trois ans si aucune autre condamnation n’est prononcée pendant ce délai.
Par ailleurs, l’article L111-6 du Code de justice pénale des mineurs dispose que « la juridiction qui prononce une dispense de mesure éducative ou une déclaration de réussite éducative peut décider que sa décision n’est pas mentionnée dans le dossier.L’affaire judiciaire de la jeune victime, abattue par un policier le 27 juin dernier, a été évoquée par plusieurs commentateurs, suscitant une réponse de ses avocats. histoire judiciaire de Nahel, tué par un policier le 27 juin.
La mort du jeune de 17 ans qui a été abattu alors qu’il portait une arme lors d’un contrôle routier de routine a été rapidement suivie de rapports détaillant ses “antécédents judiciaires”, ou “son casier”, comme il est d’usage dans de tels cas.
Des fuites parfois utilisées par la droite ou l’extrême droite pour amortir l’impact du drame, ou bien pour le justifier. Au-delà de la démarche consistant à dénier la qualité de victime au jeune défunt, l’exactitude des informations a également été contestée dans l’affaire Nahel.
Charlotte d’Ornellas, journaliste de CNews proche de l’extrême droite, a affirmé que la victime avait “un casier déjà long comme les soutiens-gorge” et était “très connue des services de police”.
Plusieurs comptes sur les réseaux sociaux ont également fait référence à une “caisse bien remplie”, avec comme exemples les éléments suivants : “refus d’obéir, multirécidiviste bien connu des services de police ; conduite alors qu’il n’avait pas l’âge de 17 ans ; trafic de drogue ; saisie d’armes à feu multiples ; vols.”
Les avocats de la famille ont publié dans la soirée un communiqué disant : “La famille se réserve le droit de poursuivre tous ceux qui inventeront, comme cela a déjà été fait aujourd’hui, des mentions inexistantes au dossier du jeune homme”. Le communiqué souligne que la victime “n’a jamais été condamnée par la justice”.
Me Jennifer Campla, l’avocate de l’adolescente, a réitéré sur France Info le 28 juin que son client “n’a jamais été condamné, il a un casier judiciaire vierge” tout en précisant également qu’il est “connu des services de police, ce qui n’est pas la même chose”. , puisque dans le traitement préalable au procès, il n’a pas été condamné pour quoi que ce soit.”
D’après mon expérience, il est extrêmement inhabituel pour un jeune de n’avoir jamais expérimenté aucune forme de surveillance ou de gardiennage dans un quartier comme celui-ci. Elle garantit qu’il n’a fait l’objet d’aucune procédure “en cours” pour refus d’entrave à la justice. Me Yassine Bouzrou, un autre de ses avocats, a souligné sur BFM TV qu'”être connu des services de police” ne veut rien dire du tout. Il y a un manque de précision dans ces dossiers de police.
Le parquet de Nanterre a été le premier à donner l’information à la presse mardi matin, peu avant 11 heures. Le secrétariat du parquet de Nanterre a envoyé un SMS à Libération après le drame, confirmant que “le décès d’un jeune de 17 ans connu aux services de la justice, notamment pour refus d’obtempérer”, a été découvert à 21h15.
Qu’est-ce que cela signifie pour Nahel d’avoir été « connu des services rendus à la justice », comme ce mot l’indique ? Le palais de justice de Nanterre, dans une déclaration à CheckNews, a déclaré : “A ce stade, et afin de ne pas alimenter la polarisation, [il] maintient les termes de [son] communiqué sur les antécédents de la victime dans le système de justice pénale, et pas seulement la police.” L’entreprise de revêtements de sol ajoute,Action en justice intentée et sanction prononcée pour “refus de se soumettre à l’obstination”
Selon une personne proche du dossier qui a requis l’anonymat, l’expression “antécédents judiciaires” signifie qu’il y a eu “au moins une condamnation et des poursuites en cours”. Pour ce que ça vaut, la même source précise qu’il ne peut s’agir que d’une “personne connue des services de police” dans cette affaire.
Notre source nous apprend que Nahel, un jeune homme, a été condamné à une éducation disciplinaire en septembre 2022 “pour refus d’obtempérer”, un verdict rendu par le juge des enfants. Et il jure que la note “apparaît bien sur son casier” (en français) dans les archives judiciaires. Les décisions prononçant des mesures éducatives à l’encontre d’un mineur sont consignées au dossier du tribunal, conformément à l’article L631-1 du code pénal.
France Info a fait état du refus de se soumettre à un alcootest mardi, et a également mentionné que le jeune homme “avait été déféré au parquet de Nanterre la semaine-précédente des faits pour refus d’obtempérer, sans être présenté à un juge des enfants, » ainsi que le fait « qu’il avait déjà été mis en cause pour un autre refus d’obtempérer, en 2022 ».
Plus précisément, BFM TV a confirmé mercredi que le jeune homme avait été présenté dimanche au parquet de Nanterre et avait écopé d’une mesure de sanction éducative pour un refus d’obtempérer datant de janvier 2022, et qu’il serait déféré devant un juge. des enfants en septembre 2023.
Puisque le jeune homme fera vraisemblablement l’objet de sanctions pédagogiques, il serait inapproprié de qualifier son dossier de “casier déjà long” pour un jeune de 17 ans, comme l’a dit Charlotte D’Ornellas, ou de “casier bien rempli, ” comme d’autres l’ont peut-être écrit sur les réseaux sociaux.
Lors d’une apparition jeudi sur France Inter, Léa Salamé a demandé à la porte-parole du ministère de l’Intérieur, Camille Chaize, des précisions sur les antécédents judiciaires du jeune homme. Chaize a déclaré que “ça n’a pas de sens de réfléchir ainsi”, ce qui signifie qu’une telle piste d’enquête serait futile.
Peu importe qu’il soit connu de la police ou non. Nous ne pouvons pas tolérer un tel drame. Il est vrai qu’il y a des moments où des procès-verbaux ou une dénonciation font avancer une affaire judiciaire, et d’autres fois où des notes manuscrites révèlent une activité infrajudiciaire qui n’a rien à voir avec le système judiciaire. Mais tout cela n’a aucun sens».